Jean-Marie RODRIGUES
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Que dire de ces métaphores hybrides, de ces « états de fait » ou pièces émaillées ? Serait-ce une narration métaphysique, un parcours filial fait de destin, d’espoir et de connivence ? 

Nous sommes plongés dans un contexte, une longue et complexe recherche plastique et technique avec des céramiques émaillées, toutes comme tatouées en leur chair. 

Comment ne pas penser à toutes celles qui n’ont plus vu le jour après une dernière cuisson ou un accident. Cette histoire est dure et même cruelle. Ici, on côtoie l’inéluctable, l’irréversibilité, et l’irréparable. Si par cas, la « brillance » et l’éclat d’une idée, ou celle d’un regard révèlent un champ du possible, il faut tenter d’aller surprendre, même s’ils s’en défendent ces « Mathurin qui se parfument à la lavande » ou ces « Moïse qui ne savent pas nager ». 

Tels qu’ils sont, ils causent et portent en eux … une théâtralité, un temps suspendu, une splendeur retrouvée. 

Ne serait-ce pas ici ceux qu’on nomme aussi les « Toi, Vous, Elle, Lui » ?


 

Jean-Marie Rodrigues

Juin 2021